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Harcèlement, propos sexistes, comportements humiliants : comment réagir ?

Harcèlement, propos sexistes, comportements humiliants : comment réagir ?

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Bonjour,

Je m’appelle Quentin Declercq, fondateur de Superformateur.

Chaque jeudi à 12h, une expérimentation tirée de mes propres formations : ce que j’ai testé, ce qui a fonctionné (ou pas), et une analyse concrète pour l’appliquer chez vous.

Découvre mes publications sur Linkedin et la chaine Youtube de Superformateur.

Tu utilises un outil pour les inscriptions, un autre pour les documents administratifs et un troisième pour le e-learning ? Résultat, les abonnements s’accumulent et tu perds du temps.

Et c’est justement ce que Teetche veut simplifier.

Le concept est simple : la gestion administrative de tes formations est gérée par le TMS et la diffusion de tes contenus e-learning par le LMS.

Le tout dans une seule plateforme (sans surcoût pour le LMS).

Et ce que je trouve intéressant, c’est que tu peux importer tes données avec l’aide de l’IA et bénéficier d’un accompagnement humain pour démarrer.

Tu peux tester le tout gratuitement pendant un mois, avec tes propres formations.

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“Les femmes sont rarement douées avec les outils informatiques”.

Que tu aies déjà entendu ce genre de propos en formation, que tu les aies subis ou même prononcés sans y penser, cette édition est pour toi.

À partir du 1er novembre 2026, le décret n°2026-728 du 1er août 2026 a modifié le référentiel Qualiopi.

Désormais, l’indicateur 12 demande aux prestataires de s’assurer de la prévention et du traitement des situations de violence, de harcèlement et de discrimination (VHSS) dans le cadre des formations.

Des dispositions spécifiques concernent aussi les CFA (indicateurs 14 et 15).

Comme le précise Justine Dupuis, formatrice spécialisée dans la prévention des violences et harcèlements sexistes et sexuels, l’indicateur concerne le prestataire de formation : il ne demande pas à chaque intervenant·e de mener sa propre enquête.

En bref

  • Ce qui change : dès le 1er novembre 2026, le référentiel Qualiopi renforce les exigences de prévention et de traitement des violences, du harcèlement et des discriminations en formation.

  • Le problème : les formateur·rice·s sont en première ligne face à ces situations, sans toujours savoir comment les reconnaître, intervenir ou effectuer un signalement.

  • La méthode : quatre réflexes à adopter (repérer, prévenir, réagir et signaler), avec un kit téléchargeable comprenant une charte et un protocole de signalement à adapter.

Premier piège : qualifier trop vite.

Dire que c’était pour rire minimise les faits. Dire c’est du harcèlement revient à trancher à la place de celles et ceux dont c’est le rôle. Pars plutôt de ce que tu as concrètement observé.

Voici quelques situations qui peuvent se produire en formation :

  • Pendant un jeu de rôle, un participant commente à voix haute la tenue ou le physique d’un ou d’une collègue.

    Même si le groupe éclate de rire, il peut s’agir d’un agissement sexiste, parce que ce propos atteint sa dignité.

  • Lors d’une activité de positionnement, une participante en fauteuil ne peut pas circuler entre les tables. On lui dit qu’elle n’a qu’à observer.

    L’écarter ainsi à cause de son handicap peut relever de la discrimination.

  • Après la session, une participante reçoit d’un autre participant des messages insistants à connotation sexuelle sur WhatsApp.

    Quand ce type de message se répète, il faut envisager un possible harcèlement sexuel.

  • Un intervenant laisse entendre que la validation d’un module dépendra d’un verre en tête-à-tête.

    Même si cela n’arrive qu’une fois, le Code du travail assimile cette pression grave à du harcèlement sexuel.

Sois aussi attentif·ve aux signaux indirects : une personne qui…

  • change brusquement de place,

  • se tait,

  • évite un·e participant·e,

  • ne revient pas après la pause.

Ton réflexe

Pose-toi trois questions :

Tu peux réagir sans avoir à qualifier juridiquement les faits.

La prévention commence avant l’incident.

Être bienveillant·e ne suffit pas.

Dès l’ouverture, annonce les règles :

  • Pas de propos humiliants ou discriminatoires,

  • Pas de moqueries,

  • Respect des prises de parole.

Indique aussi comment te contacter discrètement.

Observe et analyse également la dynamique du groupe :

Si le libre choix des équipier·ère·s risque d’isoler quelqu’un, constitue toi-même les groupes. Utilise le prénom choisi par chaque personne sans demander de justification publique.

Ton réflexe

Avant la session, prépare trois règles et vérifie une de tes activités : pourrait-elle isoler ou exposer inutilement un·e participant·e ?

Ignorer la remarque sexiste du début pourrait la banaliser.
Mais demander publiquement à la participante de réagir risque de l’exposer davantage.

Justine Dupuis résume la conduite à tenir :

“Lorsqu’un propos ou un comportement dépasse ce cadre, le ou la formateur/rice peut intervenir, rappeler la règle et recadrer la situation”.

Selon la gravité, protège la personne concernée et échange avec elle à part, sans l’obliger à se justifier en public.

Les témoins peuvent dire stop sans se mettre en danger, soutenir la personne et signaler les faits. Mais elles et ils n’ont pas à régler la situation eux-mêmes.

Ton réflexe

Prépare une phrase de recadrage et un moyen d’interrompre une activité si la sécurité d’une personne l’exige.

Face à un récit préoccupant :

  • Écoute sans minimiser ni interroger comme un·e enquêteur·rice,

  • Demande le besoin immédiat,

  • Explique à qui tu dois transmettre l’information, sans promettre le secret absolu.

⚠️ En cas de danger immédiat, la mise en sécurité passe avant la procédure ordinaire.

Ensuite, ton rôle dépend du cadre dans lequel tu interviens :

  • Formateur·rice salarié·e

  • Formateur·rice indépendant·e organisant ses propres formations

  • Formateur·rice indépendant·e sous-traitant·e

Signaler ne se résume pas simplement à l’envoi d’un mail.

Comme le rappelle Justine :

“L’objectif est de ne pas laisser le ou la formateur/rice seul/e face à une situation et de lui permettre de transmettre rapidement l’information à la personne compétente”.

Ton réflexe

Avant la prochaine formation, sois capable de répondre à trois questions :

  • Qui reçoit le signalement ?

  • Que dois-je transmettre ?

  • Qui prend le relais et suit la situation ?

Avant ta prochaine formation, pense à :

  1. Repérer l’activité à risque (jeu de rôle, groupes libres, déplacements) ;

  2. Écrire ta phrase de recadrage et la garder sous les yeux ;

  3. Noter qui reçoit un signalement et que faire en cas de danger immédiat.

Sous-traitant·e, demande-le au donneur d’ordre.
Indépendant·e, organise-le.

Si tu bloques ici, c’est urgent : une non-conformité majeure non corrigée peut coûter ta certification Qualiopi, et les faits engager ta responsabilité civile ou pénale.

Le kit contient une charte à présenter en début de session et un protocole de signalement (qui reçoit l’alerte, quoi transmettre, qui assure le suivi).

Télécharger le Superkit VHSS

⚠️ Ces modèles ne garantissent pas seuls la conformité : adapte-les.

Justine est formatrice spécialisée dans la prévention des violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS).

Justine accompagne les organismes de formation pour identifier les situations à risque, mettre en place des procédures de signalement adaptées et sensibiliser leurs équipes.

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