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Se former autrement : ce que les chefs d’entreprise agricole pensent de la formation à distance (FMD)

Se former autrement : ce que les chefs d’entreprise agricole pensent de la formation à distance (FMD)

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Comment les chefs d’entreprise agricole perçoivent-ils la formation à distance et quelles modalités répondent le mieux à leurs attentes ? Pour éclairer ces questions, VIVÉA a confié au cabinet ASDO une étude consacrée aux Formations Mixtes Digitales (FMD) et, plus largement, à la formation à distance, qu’elle soit entièrement ou partiellement à distance.

Les chiffres des formations financées par VIVÉA entre 2021 et 2025 témoignent d’une évolution des pratiques, mais aussi d’une diversification des modalités. Alors que le nombre de FMD passe de 1 086 à 852, les formations entièrement à distance (FOAD) progressent de 687 à 1 962 sessions. En 2025,
le distanciel concerne 26,4 % des demandes individuelles de formation, contre 5,2 % des formations collectives. Il représente également 26,6 % des formations collectives de moins de 7 heures.

Ces évolutions interrogent les usages et les attentes des agriculteurs : qui se tourne vers la formation à distance ? Qu’est-ce qui favorise ou freine son adoption ? Quelles modalités privilégier selon les besoins et les contenus pédagogiques ? Pour apporter des éléments de réponse, l’étude s’appuie sur une enquête menée auprès de 500 chefs d’exploitation agricole : 250 ayant suivi une formation à distance en 2025 et 250 n’en ayant pas suivi.

Les retours d’expérience sont largement positifs. Parmi les bénéficiaires, 95 % se déclarent satisfaits de leur formation, 84 % la recommanderaient à un confrère et 56 % estiment que ce format les incite à se former davantage. Si 14 % appréhendaient le distanciel avant de commencer, 91 % n’ont rencontré aucune difficulté concrète pendant leur parcours.

Les habitudes constituent un frein plus important que les difficultés techniques. Chez les non-bénéficiaires, le recours habituel au présentiel (60 %) et le manque d’occasions de suivre une formation à distance (49 %) sont les principaux freins identifiés, loin devant les difficultés informatiques (9 %). L’expérience contribue à faire évoluer les perceptions : 80 % des répondants ayant expérimenté le distanciel se montrent favorables au format hybride. Le format hybride est privilégié par 93 % des bénéficiaires et 58 % des non-bénéficiaires, contre seulement 3 % des bénéficiaires pour le 100 % à distance. Si le distanciel apporte souplesse et gain de temps, les échanges entre professionnels restent essentiels, avec une note de 4,5/5 attribuée par les bénéficiaires.

Pour autant, la formation à distance n’a pas vocation à remplacer systématiquement le présentiel. Le choix des modalités doit tenir compte des objectifs pédagogiques et des besoins des chefs d’entreprise agricole.

L’étude met également en lumière l’intérêt de l’asynchrone et de formats diversifiés. Ainsi, 48,4 % des bénéficiaires préfèrent l’asynchrone, une proportion qui atteint 92 % chez ceux ayant expérimenté ce format. Podcasts, contenus audio et vidéos en ligne font aussi partie des pratiques d’apprentissage déclarées. Ces résultats invitent à rester en veille sur les innovations pédagogiques afin de proposer des formats et des contenus toujours mieux adaptés aux besoins et aux contraintes des chefs d’entreprise agricole.


Télécharger l’étude complète


Télécharger la synthèse de l’étude

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