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Un fort désir d’évolution de la part des cadres
Selon l’enquête menée par Audencia et l’IFOP intitulée « Le développement de la formation et des compétences en entreprise », les cadres français affichent une ambition professionnelle marquée : 83 % souhaitent évoluer d’ici deux ans, une proportion qui grimpe à 93 % chez les moins de 40 ans.
Parmi eux, 68 % désirent progresser dans leur métier actuel (78 % chez les moins de 40 ans) et 59 % au sein de leur entreprise. Toutefois, une certaine instabilité se dessine chez les 18-29 ans et les Franciliens, dont respectivement 33 % et 31 % aspirent à changer d’entreprise. À l’opposé, 17 % des cadres ne visent aucune évolution, une tendance plus prononcée après 50 ans (31 %).
La formation, l’atout pour évoluer et assurer son employabilité
1 cadre sur 2 considère par ailleurs la formation comme essentielle pour faire évoluer leur carrière. Pour 31 %, elle permet d’assurer leur poste et leur employabilité, un enjeu encore plus crucial pour les seniors (42 % des plus de 50 ans) qui doivent tenir compte d’une digitalisation croissante et de la réforme des retraites. 57 % des cadres et 72 % des managers de plus de 5 personnes se disent par ailleurs satisfaits de l’offre de formation de leur entreprise. Ce taux chute néanmoins à 45 % chez les femmes.
Pour les dirigeants et les RH, l’attractivité et la fidélisation constituent le principal enjeu pour les deux années à venir à 39 %. 98 % reconnaissent l’utilité de la formation. Pour 91 %, elle soutient la transformation de l’entreprise et 88 % y voient un outil pour renforcer la marque employeur.
Entre compétences techniques et soft skills…
Pour l’étude Audencia/IFOP, les attentes en compétences sont claires : 90 % des cadres privilégient les compétences techniques liées à leur métier, un objectif partagé par 92 % des employeurs. Les soft skills sont aussi valorisées (70 % des cadres, 69 % des dirigeants), notamment le management. Les jeunes cadres (86 % des 18-29 ans) montrent une forte appétence pour le développement du savoir-être. 94 % des dirigeants souhaitent par ailleurs une approche très ciblée sur les besoins spécifiques de l’entreprise. Une proportion qui tombe à 69 % chez les cadres, également intéressés par des apports théoriques plus généraux.
Le décalage se creuse encore plus sur les enjeux technologiques : 52 % des cadres jugent la data et l’IA prioritaires (jusqu’à 61 % chez les 50 ans et plus), contre seulement 20 % des dirigeants, dont seuls 5 % les intègrent comme enjeu stratégique.
Enfin, les préférences en matière de formats diffèrent : 78 % des cadres préfèrent le présentiel, mais en dehors de leur entreprise (50 %) et dans des formats longs (45 %), tandis que les dirigeants privilégient des sessions courtes et internes de quelques heures à une journée au maximum.
Le manque de temps reste le principal frein à la formation (37 % des cadres, 45 % des dirigeants), bien que 42 % des cadres souhaitent poursuivre leurs efforts en matière de développement professionnel.
Par la Rédaction
* Étude menée auprès de 502 personnes cadres du secteur privé entre le 12 et le 19 février 2025 et 400 dirigeants, DRH ou RRH du 11 février au 4 mars 2025.

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