Lien source de cet article.
Auteur :
84% sont exposés à des pénibilités physiques de manière régulière ou ponctuelle : fumée, poussières, bruit, températures élevées ou basses.
Ce chiffre monte à 94% dans le bâtiment, alors que les ports de charges lourdes, postures contraignantes, mouvements pénibles ne sont pas intégrés au questionnaire
Pour les métiers de bouche, la chaleur des fours ou le bruit des machines concerne 60% des apprentis.
On pouvait s’en douter, c’est dans les petites entreprises que cette pénibilité est le plus important. 46% dans les moins de dix salariés et 33% pour les plus de 250.
En conclusion, malgré une satisfaction de l’expérience au travail des apprentis, ces chiffres de pénibilités, ne sont pas satisfaisants et restent bien trop souvent des freins à l’attractivité des métiers.
Le rapport dit des choses très intéressantes sur l’acceptation de la pénibilité, son intégration et sa reproduction comme norme d’insertion. Avec, par exemple, la valorisation de « l’ardeur au travail et la performance physique » dans l’automobile et l’esthétique [1], ou encore la « capacité à endurer » dans les métiers de bouche [2].
- Rollin Z. (2024), « Sous le vernis des ongles et des capots : les risques du métier. Accepter et banaliser le risque, un processus d’apprentissage », Travail, genre et sociétés, vol. 1, n° 51.
- Laneyrie E., Cippelletti E., Rossi S. et Cuvillier B. (2020), « Perceptions des conditions de travail et de formations des apprentis de cuisine : une vision idéalisée de la profession ? », L’orientation scolaire et professionnelle, vol. 49.


