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Un avenir professionnel perçu avec optimisme dans un contexte de transformation rapide
Malgré les mutations rapides du monde du travail, 69 % des actifs se disent confiants dans leur avenir professionnel, une tendance renforcée chez les jeunes et les cadres. La transformation des métiers s’accélère : 85 % des répondants estiment que leur métier évolue, et 43 % considèrent cette évolution très rapide. Pour la première fois, cette proportion dépasse celle des actifs jugeant que leur métier évolue lentement, marquant une nouvelle étape dans la prise de conscience des bouleversements professionnels en cours.
Une information en progrès mais encore inégalement répartie
Si un actif sur deux se dit bien informé sur la formation professionnelle, en hausse de 6 points depuis 2019, des inégalités d’accès persistent. Les demandeurs d’emploi, les 50-64 ans et les non-cadres s’estiment moins bien informés. Paradoxalement, les diplômés du supérieur (bac+2 et plus) sont également parmi les plus mal informés, peut-être en raison d’attentes plus élevées.
La notoriété des dispositifs reste hétérogène : l’apprentissage, le bilan de compétences et la VAE gagnent en visibilité tandis que des outils comme le CEP, Pro-A et CléA peinent toujours à s’imposer.
Pour l’UNSA, ce résultat confirme le besoin d’accompagnement des salariés. Tout ne doit pas être relégué à la “responsabilisation” de l’individu.
L’intelligence artificielle : entre enthousiasme, inquiétudes et besoin de formation
L’édition 2025 du baromètre dresse un constat sans appel : l’IA est omniprésente. 97 % des actifs en ont entendu parler, 64 % se disent à l’aise avec ses outils et la moitié l’utilise déjà dans un cadre professionnel, principalement pour la recherche d’information ou la rédaction.
Cependant, les perceptions sont nuancées : 76 % des répondants estiment que l’IA permet de gagner du temps, mais une majorité exprime des inquiétudes quant à la baisse des compétences humaines, de la qualité du travail et de la cohésion sociale.
Le besoin de formation se fait clairement sentir : 72 % des utilisateurs d’IA souhaitent se former davantage, principalement à un niveau débutant. Les publics les plus en retrait (fonctionnaires, + 50 ans, demandeurs d’emploi, habitants de zones rurales) devront bénéficier d’un accompagnement renforcé.

