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Les cités éducatives et leurs actions
Entre 2022 et 2024, le nombre de cités éducatives déclarant des actions de développement des compétences psychosociales a été multiplié par dix, et celles déclarant des formations aux Premiers secours en santé mentale par quatre, tandis que les cofinancements des ARS augmentent, bien que restant modestes.
Les préconisations du rapport des inspections
10 recommandations opérationnelles sont formulées pour mieux accompagner les cités éducatives a se positionner sur la promotion et la prévention de la santé mentale.
Au niveau national
Le rapport propose d’inscrire la santé mentale dans le prochain cahier des charges du label cités éducatives, et de fournir aux acteurs de terrain une boîte à outils, des référentiels, des partages de bonnes pratiques.
Au niveau local
7 mesures pour assurer une meilleure gouvernance des cités éducatives
- Associer l’ARS au comité de pilotage des cités éducatives, une fois par an.
- Associer les acteurs locaux de la santé mentale aux comités techniques ou groupes de travail liés à la santé mentale des cités éducatives.
- Associer les cités éducatives au programme territorial en santé mentale (PTSM).
- Assurer que les besoins en accompagnement à la santé mentale sont couverts pour tous les jeunes quel que soit leur âge et pas seulement des collégiens ou lycéens.
- Diffuser aux professionnels de terrain l’offre médico-sociale et de soins en santé mentale disponible sur leur territoire.
- Mettre en œuvre, via l’ingénierie des cités éducatives, des actions conformes aux critères de qualité du ministère de la santé (CPS, PSSM), sans que leur financement doive obligatoirement transiter par les cités éducatives.
- Privilégier les actions complémentaires au droit commun notamment pour les formations aux premiers secours en santé mentale (PSSM)
Les cités éducatives n’ont pas vocation à organiser la prise en charge ou les parcours de soins, qui relèvent d’abord des acteurs sanitaires et médico‑sociaux. Elles sont toutefois pleinement légitimes sur les thématiques telles que la promotion, la prévention, le repérage et l’orientation des jeunes.
Elles ne doivent pas devenir un « nouveau guichet » d’actions isolées, mais plutôt renforcer leur rôle de mise en relation, de lisibilité de l’offre et de complémentarité avec le droit commun.
Les conclusions du rapport insistent sur le fait que les cités éducatives permettent de développer des coopérations et pratiques innovantes, à condition d’être mieux outillées au niveau national et de s’appuyer localement sur une gouvernance associant davantage les acteurs de la santé, dans une logique de complémentarité.


