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Seuls 21 % des salariés ont été formés à l’IA au travail
L’intelligence artificielle gagne rapidement du terrain dans les entreprises. Selon les données communiquées par le ministère du Travail et des Solidarités, son usage par les entreprises françaises a été multiplié par trois entre 2023 et 2025. Mais la formation ne suit pas encore au même rythme : seuls 21 % des salariés ont reçu une formation à l’IA dans un cadre professionnel.
C’est ce décalage que veut notamment combler le plan « Impulsion IA 2027 », présenté le 22 septembre par Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités. Le gouvernement prévoit de mobiliser plus de 80 millions d’euros sur l’année à venir, avec l’ambition de toucher près de 30 millions de personnes à travers des actions d’acculturation et de formation.
Une plateforme publique et une certification nationale sur l’IA
Premier chantier : rendre la formation à l’intelligence artificielle plus accessible. Une plateforme publique baptisée « Explore IA », gratuite et ouverte à tous, doit proposer des parcours permettant de découvrir les usages de l’IA mais aussi d’en comprendre les limites. Les apprentis sont également concernés. Des parcours consacrés aux usages professionnels de l’IA générative seront proposés aux CFA, qui doivent bénéficier de nouveaux soutiens financiers pour développer ces compétences.
Autre mesure directement liée à la gestion des compétences : la création d’une certification nationale d’État, développée avec l’Afpa et l’ANSSI, afin de permettre aux actifs de faire reconnaître leurs compétences en matière d’intelligence artificielle. Le gouvernement entend parallèlement faire de l’IA une priorité du CPF et favoriser les cofinancements des formations dans ce domaine.
Les TPE-PME accompagnées dans l’adoption de l’intelligence artificielle
Le plan ne se limite pas à la formation individuelle. Il prévoit une expérimentation destinée à aider les TPE-PME à intégrer l’IA en tenant compte de ses conséquences sur les compétences, les métiers, les ressources humaines et l’organisation du travail. Les 408 Task Force Entreprises animées par France Travail doivent être mobilisées pour accompagner les petites et moyennes entreprises dans cette transformation.
Pour mieux mesurer les changements en cours, le gouvernement annonce également la création d’un Observatoire de l’impact de l’IA sur le monde du travail. Chercheurs, experts et partenaires sociaux doivent y analyser les effets de la technologie sur les métiers, les tâches, l’emploi et les conditions de travail.
L’IA appelée à devenir un sujet de dialogue social
Dernier axe majeur pour les DRH : le dialogue social. Le gouvernement souhaite renforcer les discussions au niveau des entreprises et des branches afin d’anticiper les conséquences du déploiement de l’intelligence artificielle.
Les EDEC IA sectoriels doivent notamment être multipliés pour permettre aux branches professionnelles d’identifier l’évolution des métiers et des compétences. L’objectif affiché par le ministre du Travail est aussi d’aboutir à un accord national interprofessionnel sur le sujet.
Par La rédaction de Focus RH



