Formation des adultes − Formations et emploi

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En France en 2022, 47 % des personnes âgées de 18 à 69 ans ont suivi au moins une au cours des douze derniers mois (figure 1). 47 % ont suivi une , qui ne conduit pas à l’obtention d’un diplôme ou d’un titre reconnu. En particulier,
36 % des personnes ont suivi une formation non formelle à but professionnel. Seule
une minorité des personnes (1 %) ont suivi une , qui mène à un diplôme ou à un titre reconnu. Il s’agit essentiellement de jeunes
adultes qui reprennent des études après une interruption de plus d’un an.

Les personnes en emploi à la date de l’enquête se sont plus formées au cours des douze derniers
mois (57 %) que celles au chômage (43 %) ou inactives (21 %). L’écart est particulièrement
marqué pour les formations non formelles à but professionnel : respectivement 49 %,
28 % et 5 %. Les personnes se déclarant au chômage ou inactives au moment de l’enquête
ont pu suivre ces formations à un moment où elles étaient en emploi. En tenant compte
du statut d’activité au moment de l’entrée en formation, l’accès à la formation des
chômeurs est moindre : 23 % ont suivi une formation non formelle à but professionnel.

L’accès à la formation est plus faible à la fin de la vie active : en 2022, 57 % des
25-44 ans ont participé à au moins une formation sur l’année, contre 35 % des 55-64 ans
et 20 % des 65-69 ans. La diminution est plus nette pour les seules formations non formelles
à but professionnel, auxquelles l’accès est maximal entre 35 et 44 ans, avant de décliner
aux âges où les personnes sont moins souvent en emploi. Les femmes se forment globalement
autant que les hommes. Cependant, en raison du taux d’inactivité plus fort chez les
femmes, l’accès des hommes aux formations non formelles à but professionnel est légèrement
supérieur à celui des femmes (38 % contre 35 %).

L’accès à la formation augmente nettement avec le niveau de diplôme : 75 % des personnes
diplômées d’un bac+5 ou plus ont suivi au moins une formation, contre 22 % des personnes
ayant au plus le brevet des collèges. Notamment, le taux d’accès aux formations non formelles
à but professionnel est quatre fois plus élevé pour les diplômés de niveau bac+5 ou
plus (62 %) que pour les personnes peu ou pas diplômées (15 %).

Parmi les formations non formelles à but professionnel, les caractéristiques des formations
suivies diffèrent selon l’activité des personnes à leur entrée en formation. Les formations
sont notamment beaucoup plus longues pour les chômeurs : 42 % durent plus de 60 heures,
contre 6 % de celles suivies par les personnes en emploi (figure 2). Par ailleurs, 65 % des formations suivies par les chômeurs sont à leur initiative
et 24 % à celle du service public de l’emploi, alors que pour les salariés, elles
sont majoritairement à l’initiative de l’employeur (68 % des cas dans le public, 74 %
dans le privé).

Seules 24 % des formations non formelles suivies dans un but professionnel par des
actifs mènent à une certification (non diplômante). Cette part atteint 38 % pour les
formations suivies par des chômeurs. Enfin, 2 % des formations non formelles suivies
par des personnes en emploi dans un but professionnel sont financées par le compte
personnel de formation (CPF), et 8 % sont financées en totalité ou en partie par le
stagiaire. Les chômeurs mobilisent plus souvent le CPF (13 % des cas) et participent
plus souvent au financement de leur formation (19 %).

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