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Apprentissage : vers une baisse des aides à l’embauche ?
La politique menée jusqu’à maintenant en matière d’apprentissage (libéralisation du marché, soutien financier et financement au coût contrat) a permis de développer massivement cette modalité de formation. Un palier d’un million de jeunes a été franchi en janvier 2024.
Mais ces orientations ne sont plus tenables dans un contexte économique tendu. Un projet de décret acte ainsi la baisse des aides à l’embauche d’apprentis. Un rapport de la Cour des comptes du 8 janvier 2025 rappelle que ces aides ont atteint 13,7 milliards d’euros sur 5 ans (entre 2019 et 2023).
Depuis la réforme de 2018, France compétences accuse par ailleurs un déficit régulier. À titre d’exemple pour 2024, le déficit est à hauteur de plus d’un milliard d’euros en 2024. De façon prioritaire, un véritable travail de régulation est à entreprendre auprès de deux dispositifs qui ont été largement financés jusqu’à présent :
De ces nouvelles orientations dépendront la poursuite du système mis en place depuis 2018.
Quelle qualité de l’apprentissage ?
La loi Avenir professionnel de 2018 accorde une place essentielle à la question de la qualité de l’apprentissage.
La feuille de route de France Compétences pose le cadre en précisant que ce sujet sera au cœur des études de 2025. Ce volet doit être mieux régulé et contrôlé. Il reste à voir comment et avec quels indicateurs.
France compétences prévoit de réaliser deux études qualitatives sur la pédagogie de l’alternance afin de fournir un socle commun d’analyse. Des retours d’expériences et des entretiens seront menés auprès des acteurs de l’apprentissage. La première étude de ce début d’année portera plus précisément sur les actions menées par les CFA pour articuler formation en école et en entreprise. La seconde, qui lui emboîtera le pas, traitera de la qualité des parcours selon les points de vue des parties prenantes (CFA, maîtres d’apprentissage, apprentis).
Amélioration du système évaluatif
Plus globalement, l’enjeu de mieux coordonner le système évaluatif se renforce, d’autant plus dans un contexte économique contraint.
