la fin du financement par le CPF est une “bombe sociale”, selon la fédération des auto-écoles en ligne

la fin du financement par le CPF est une "bombe sociale", selon la fédération des auto-écoles en ligne

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En 2024, près d’un quart des candidats au permis B ont financé leur formation avec un CPF.


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Une voiture auto-école à Chambéry (Savoie), le 11 juin 2021. Photo d'illustration. (JUSTINE LEBLOND / RADIO FRANCE)

Une voiture auto-école à Chambéry (Savoie), le 11 juin 2021. Photo d’illustration. (JUSTINE LEBLOND / RADIO FRANCE)

La fin du financement du permis de conduire par le Compte personnel de formation (CPF) est “une bombe sociale”, déplore samedi 24 janvier sur franceinfo Edouard Rudolf, vice-président de la Fenaa, Fédération des enseignants et auto-écoles d’avenir (fédération d’auto-écoles en ligne) et fondateur de l’auto-école en ligne En voiture Simone.

Cette mesure fait partie du volet dépenses du budget 2026, annoncée vendredi. Depuis 2019, le permis B, qui coûte en moyenne 1 500 à 2 000 euros, était devenu la formation la plus souvent financée par le CPF : il représentait 23% des formations financées en 2023, selon la Dares (ministère du Travail).

Près d’un quart des candidats au permis B (1,5 million environ en 2024 selon le ministère de l’Intérieur) ont financé leur formation avec un CPF. “Les principaux utilisateurs du CPF sont les plus précaires”, souligne Edouard Rudolf, pour qui cette suppression “écarte les gens qui en ont le plus besoin pour travailler” et qui “ont le moins de moyens”. “Ça crée une fracture sociale énorme”, ajoute-t-il.

“On ne comprend pas ce qui est en train de se passer”, regrette le vice-président de la FENAA, qui dénonce un message contradictoire de la part du gouvernement. Le financement du permis par le CPF ne sera plus possible que pour les personnes au chômage. “On est en train de leur dire : ‘il faut que vous soyez au chômage pour pouvoir vous formez’. On marche sur la tête”, déplore Edouard Rudolf.

“Arrêter du jour au lendemain un flux important” de candidats, c’est aussi “fragiliser économiquement toutes les auto-écoles de France”, prévient-il. Il craint des “faillites”, alors que, selon lui, certaines structures dépendent “à plus de 50%” des candidats qui financent leur permis par le CPF.

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