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FRANCE TRAVAIL : FORMATION FINANCÉE NE SIGNIFIE PAS STAGIAIRE RÉMUNÉRÉ !
Le Bulletin officiel de France Travail du 3 novembre 2026 actualise deux instructions importantes pour les prestataires accueillant des demandeurs d’emploi : la rémunération des formations (RFFT) et l’aide à la mobilité.
Ces mises à jour intègrent des décisions antérieures. Elles méritent néanmoins l’attention des organismes de formation.
📌 Trois informations à retenir :
1. La rémunération des stagiaires est revalorisée.
Depuis le 1er avril 2026, les montants mensuels de référence de la RFFT, à temps plein, sont notamment de :
> 226,48 € pour les moins de 18 ans ;
> 566,17 € de 18 à 25 ans ;
> 775,65 € à partir de 26 ans.
2. L’expérimentation « tiers financeur » est prolongée jusqu’au 31 mai 2028.
Sous conditions, des demandeurs d’emploi peuvent bénéficier de la RFFT et d’aides à la mobilité pour des formations préalablement validées par France Travail, financées par leur CPF, leurs fonds propres ou certains tiers financeurs.
Cette expérimentation concerne des formations d’une durée maximale de 12 mois.
L’attribution des aides n’est pas automatique.
3. L’aide à la mobilité peut contribuer aux frais de déplacement, d’hébergement et de repas.
Les conditions d’éligibilité restent déterminantes. À La Réunion, notamment, le seuil géographique est de plus de 20 km, contre 60 km en métropole, ou de deux heures de trajet aller-retour.
Attention : les bilans de compétences et les accompagnements VAE sont exclus de ces deux dispositifs.
🔎 Et Qualiopi dans tout cela ?
Le nouveau RNQ 2026, précisé par le guide de lecture V10, renforce l’indicateur 1.
Le prestataire doit informer le public sur les modalités de financement de ses prestations.
Sa communication ne doit comporter aucune mention susceptible d’induire en erreur, notamment sur le financement des formations.
Cela ne signifie pas qu’il doit publier tous les barèmes de rémunération ou d’aide à la mobilité.
En revanche, il doit veiller à ne pas entretenir de confusion entre trois réalités :
– Le financement du coût pédagogique ;
– La rémunération éventuelle du bénéficiaire ;
– Les aides complémentaires auxquelles il peut prétendre.
Une information exacte sur le financement ne suffit pas si le bénéficiaire comprend, à tort, qu’il sera automatiquement rémunéré.
Pour les prestataires, la question devient très concrète : vos supports d’information permettent-ils réellement aux demandeurs d’emploi de comprendre ce qui est financé, ce qui peut leur être versé et sous quelles conditions ?
#FranceTravail #Qualiopi #FormationProfessionnelle
