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Un manque de formation patent dans les entreprises
Le Groupe IGENSIA Education, spécialiste de l’enseignement supérieur et de la formation, vient de dévoiler son Baromètre 2025, réalisé avec l’IFOP. L’étude met en lumière un paradoxe persistant : si les Français et les entreprises reconnaissent l’importance de se former tout au long de la vie, cette ambition peine encore à se traduire dans les faits. Tous pourtant reconnaissent la nécessité de préparer les jeunes générations aux transformations à venir.
L’étude débute par un constat clair : 4 actifs sur 10 ne consacrent aucun temps à l’apprentissage chaque semaine. En moyenne, les actifs n’y dédient que 1,7 heure, loin derrière les 5,4 heures hebdomadaires des étudiants. Bref, l’engagement des actifs reste très limité en matière de formation professionnelle et l’accès à un apprentissage adapté aux évolutions du monde du travail tout aussi rare.
Près d’un actif sur deux (43 %) estime par ailleurs ne pas avoir été bien accompagné par son employeur pour se former ou évoluer. Pourtant, la politique de formation est devenue un critère d’attractivité majeur pour 47 % des actifs et 67 % des étudiants, tandis que 6 employeurs sur 10 la considèrent déterminante pour attirer et fidéliser.
Des formations mal alignées avec les besoins du terrain
Sur le terrain des compétences, plus d’un tiers des employeurs estiment que les formations disponibles ne sont pas alignées avec leurs besoins. Résultat : 7 employeurs sur 10 considèrent les jeunes collaborateurs insuffisamment préparés. Du côté des actifs, moins d’un sur deux juge avoir été bien préparé à faire évoluer ses compétences et la moitié estiment ne pas avoir été armés pour affronter les transitions du monde du travail.
Les perceptions divergent ensuite sur les priorités à venir. Pour 1 actif sur 2, ce sont l’IA et les évolutions sociales (égalité, inclusion…) qui auront le plus d’impact sur leur carrière. Les étudiants jugent prioritaires la transformation numérique et l’IA à 74 %. Les employeurs, eux, pointent d’abord la transition écologique (42 %) puis les bouleversements géopolitiques (39 %). Un point de convergence demeure : seul 1 actif sur 2 s’estime suffisamment armé pour faire face à l’IA et aux enjeux écologiques. Par ailleurs, plus d’1 Français sur 4 serait prêt à se former pour une passion ou un projet personnel.
Les jeunes et les actifs estiment avoir été mal accompagnés pour leur orientation
Enfin, l’étude s’intéresse à l’orientation. Aujourd’hui, 1 actif sur 4 a déjà vécu une reconversion complète. 41 % des étudiants et 52 % des actifs jugent avoir manqué d’accompagnement pour leur orientation, tandis que 41 % des étudiants et 46 % des actifs estiment ne pas avoir reçu une information claire sur les débouchés. IGENSIA rappelle que les erreurs d’orientation coûtent 2 à 3 milliards d’euros par an selon le MEDEF et entraînent un retard de 1 à 2 ans sur le marché du travail.
Par la Rédaction
*Étude conduite par l’IFOP pour le groupe IGENSIA Education réalisée auprès de deux échantillons différents : une enquête grand public en ligne auprès de 1002 personnes puis une enquête auprès d’un public entreprises constitué de 300 dirigeants,


