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La réforme de 2018 a fortement transformé l’apprentissage, avec une explosion des contrats, surtout dans le supérieur. De nombreux nouveaux CFA et entreprises ont émergé, souvent autour de formations certifiées par des titres.Si les jeunes y voient une voie plus concrète, rémunératrice et valorisante, les inégalités d’accès persistent, tous les plafonds de verre n’ont pas disparu.L’explosion de l’apprentissage dans le supérieur est un marqueur de ces dernières années et, même si son rythme ralentit depuis 2022, il continue d’augmenter. En 2024, 658 000 étudiants sont en apprentissage, dont plus des ¾ dans des établissements privés.Les apprentis en école de commerce et en école d’ingénieur ont souvent une origine sociale plus modeste que les jeunes de la voie scolaire.L’apprentissage boosté par les aides et l’élargissement des formationsEn 2021, 17 % des entreprises du privé recrutaient au moins un alternant.Le recours à l’apprentissage est plus fort dans les grandes entreprises que dans les petites et varie sensiblement selon le secteur d’activité.Le recours à l’alternance est souvent motivé par la possibilité de bénéficier d’une main d’oeuvre à bas coût et d’embaucher éventuellement, à l’issue de sa formation, un jeune qui connaît déjà l’entreprise.Quatre entreprises sur dix recrutent plus d’alternants en 2021 qu’en 2018, en raison de la mise en place d’aides spécifiques, de l’élargissement des formations en alternance et de l’ouverture de l’apprentissage aux 26-29 ans.Les organismes de formation par apprentissage (OFA) développent de leur côté des stratégies d’optimisation des coûts, dans un contexte d’augmentation de leurs dépenses, pouvant produire des effets pervers et notamment une plus forte sélectivité de l’apprentissage au regard des risques de rupture de contrat.L’apprentissage, un tremplin vers l’emploi… sous conditionsLes apprentis, grâce à leur expérience concrète en entreprise et une meilleure connaissance du métier, ont une meilleure insertion professionnelle que les jeunes de la voie scolaire, y compris lorsqu’ils n’obtiennent pas leur diplôme.Mais les mécanismes à l’oeuvre diffèrent selon les niveaux de formation. Pour les jeunes sortants du secondaire la plus-value de l’apprentissage est importante, mais conditionnée à l’exercice d’un emploi dans l’entreprise de formation ou en lien direct avec la formation. Ce qui n’est pas le cas pour les diplômés du supérieur : si à ce niveau de formation le gain de l’apprentissage semble moins élevé, en revanche il existe quel que soit le type d’emploi obtenu.L’apprentissage est aussi un atout pour les jeunes issus des QPV. S’ils y ont accès plus difficilement, lorsqu’ils en bénéficient, cela augmente à la fois leur chance d’obtenir leur diplôme et d’accéder à un emploi stable.En 2024, deux ans après leur sortie d’études, 74 % des apprentis de niveau CAP à BTS sont en emploi salarié, dont la moitié en EDI. Un apprenti sur deux est en emploi salarié de façon continue à 6, 12, 18 et 24 mois après la fin de sa formation, et 58 % d’entre eux sont restés chez le même employeur.Mais pour autant, 6 mois après leur sortie d’études, 44 % des apprentis de niveau CAP à BTS sont en emploi salarié dans la même branche ou une branche proche de celle de leur apprentissage. Cette proportion s’explique dans 2 cas sur 3 par le maintien de l’apprenti dans l’entreprise de formation. L’apprentissage, une hausse des ruptures de contrats qui interrogeNéanmoins, le taux de rupture des contrats d’apprentissages est l’un des indicateurs standard de qualité de cette voie de formation.Entre 2017 et 2022, les taux de rupture sont en hausse, notamment dans l’enseignement supérieur, les grandes entreprises, les nouveaux venus parmi les employeurs et OFA.Les facteurs à l’origine de ces ruptures sont multiples, mais sont souvent liés aux conditions de travail.Les situations intermédiaires – ces situations où les apprentis relient la théorie à la pratique – semblent de leur côté faciliter la transition école/entreprise.Pour autant, au-delà de l’insertion professionnelle, des effets positifs sur l’autonomisation résidentielle sont constatés. Les enquêtes Génération du Céreq montrent ainsi que les apprentis du secondaire quittent plus rapidement le domicile parental et que cette autonomie est durable après les études.
L'apprentissage après les réformes
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